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Posts Tagged ‘transcription’

Here’s a video of Ricardo describing the correct way to melt chocolate. There are some interesting things to note about the language in this video:

  • You’ve a great example of the dzidzu in this clip. At 1:18, Ricardo says the word dur, which you’ll hear very distinctly pronounced as dzur.
  • The expression une espèce de means “a sort of.” For example, le bonobo est une espèce de singe (the bonobo is a sort of ape). But Ricardo doesn’t say une espèce de in this clip; he says un espèce de. The feminine form is considered to be the “correct” one, so it’s best to use that one in writing. But note that you’ll also hear the masculine when people speak spontaneously.
  • The third-person singular form of the verb bouillir is bout. For example, l’eau bout (the water is boiling). If we follow the rules of written French, bout becomes bouille in the subjunctive: on veut pas que ça bouille. But Ricardo says boue instead: on veut pas que ça boue. There’s a helpful article from the OQLF about the verb bouillir. They use the word erreur to describe anything that deviates from the usual rules, but these “errors” are so prevalent that it seems misguided to call them that. Still, you should probably follow the rules in writing. Here’s a complete conjugation of the verb bouillir.

Quand on veut faire fondre du chocolat, le problème qu’on rencontre souvent c’est que plutôt que de le faire fondre, on le fait cuire. Et là, notre chocolat va devenir granuleux, et si on le fait refiger, souvent vous allez voir apparaître en surface un espèce de film un peu blanc.

Donc, pour mettre toutes les chances de notre côté, ce que je vous conseille d’utiliser, c’est un bain-marie. Un bain-marie, c’est une casserole avec un peu d’eau au fond. Faut pas que l’eau touche à la partie supérieure du bain-marie. Ce qui va faire fondre notre chocolat, c’est la vapeur, température égale, et on veut pas non plus que ça boue, ça va être trop chaud. Juste frémir, c’est parfait.

L’autre chose très importante, c’est de hacher le chocolat assez finement. Plus il sera haché, plus il va fondre rapidement.

Faites fondre le chocolat tout doucement, jusqu’à ce qu’il soit fondu à peu près aux trois quarts. Après ça, on ferme le feu; la chaleur résiduelle va faire le reste. Faites attention de jamais échapper une goutte d’eau dans cette préparation-là parce que le chocolat risque de figer. Si jamais ça vous arrive, ben ajoutez encore un peu plus d’eau. Ça va refondre et vous allez avoir quelque chose de soyeux et de lisse.

Par contre, ça redeviendra jamais dur. Mais pour une fondue au chocolat, par exemple, y’a pas de problème. Fondu tout doucement comme ça, vous allez avoir un chocolat parfait pour réaliser n’importe quelle recette. Il faut qu’il soit soyeux, brillant, onctueux.

J’aurais pu aussi faire fondre mon chocolat au micro-ondes, mais c’est délicat. Alors si vous voulez vous essayer, faites-le à puissance «médium», jamais plus de vingt secondes à la fois, remuez parce que le chocolat va fondre sans perdre sa forme. Ça c’est vraiment la façon la plus sécure de le faire — au bain-marie.

faire fondre du chocolat, to melt chocolate
faire cuire du chocolat, to cook chocolate
granuleux, rough, lumpy
faire figer du chocolat, to solidify chocolat
un espèce de film, a sort of film
pour mettre toutes les chances de notre côté, to be on the safe side
un bain-marie, you can read what a bain-marie is on Wikipédia
on veut pas non plus que ça boue, it shouldn’t boil either
frémir, to tremble, shake (just before boiling point)
échapper une goutte d’eau, to drop a drop of water
soyeux, silky
lisse, smooth
onctueux, smooth, creamy
au micro-ondes, in the microwave
s’essayer, to have a go
remuer, to stir
sécure, safe (sécure is borrowed from English; OQLF gives examples)

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In the video from entry #671 with Marc Trudel, the interviewer uses the québécois expression c’est plate.

The interviewer asks Trudel if magicians can reveal how they perform their tricks. Trudel says no. He compares it to being told how a film ends before you’ve seen the film.

The interviewer says “that’s no fun” or “that stinks.” C’est plate, ça.

Below is another video from Marc Trudel transcribed in French.

Trudel shows you how to impress your friends by cutting a deck of cards with one hand (couper à une main).

Alors, voici maintenant une technique pour impressionner vos amis avec des cartes. Alors, c’est une technique toute simple pour couper les cartes avec une seule main. Alors, je vais vous expliquer comment ça fonctionne. Ça peut sembler compliqué, mais avec un peu de pratique vous allez y arriver facilement.

Alors, vous commencez par placer votre pouce de ce côté-ci, le majeur de l’autre côté, ainsi que l’annulaire. Donc, ça c’est la position initiale. Par la suite, on place le petit doigt à l’arrière et l’index à l’avant.

Vous allez maintenant laisser tomber la moitié des cartes à l’arrière et, avec votre index, vous poussez comme ceci pour faire remonter le paquet inférieur. Maintenant vous allez laisser tomber le paquet qui se trouvait sur le dessus et vous inversez les paquets en refermant la main, comme ceci.

Donc je vais le refaire une autre fois. Vous tenez les cartes de cette façon, on laisse tomber la moitié des cartes, on pousse avec l’index, on laisse tomber le paquet supérieur et on referme les cartes.

Alors, ça demande un peu de pratique. Évidemment, quand on a appris le tour, on peut accélérer le processus, le faire à plusieurs reprises. On peut aussi évidemment le faire avec la main droite. Et finalement, si vous avez assez de pratique, vous pouvez le faire avec les deux mains à la fois.

Donc, pour ceux qui ont un peu de difficulté et qui trouvent que les cartes sont un petit peu grosses, sachez qu’il y a deux grosseurs de cartes. Ces cartes-là sont utilisées pour le poker donc sont un peu plus grandes. Sinon, à la maison, il se peut que vous ayez de cartes bridge qui sont légèrement plus étroites. Et avec ces cartes-là, ça va peut-être être plus facile si vous avez des plus petites mains que les miennes.

Alors, voici une technique pour impressionner vos amis!

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Here’s a new video with the text transcribed in French. I chose this video because it’s related to some of the videos you’ve already listened to about magic tricks in the Listen section.

In the video, Marc Trudel answers questions about his work as a magician. There are lots of expressions that you can learn from this video and begin using yourself in French.

— Je me demandais, toi, comment t’as eu le déclic magique, là… la piqûre pour la magie?

— Ça s’est fait quand même assez jeune. J’avais peut-être sept, huit ans. Et mon père avait une immense vidéothèque à la maison. Il enregistrait plein de trucs sur vidéo. Et j’ai découvert les cassettes de David Copperfield, ses spéciaux à la télévision. Pis quand j’ai vu ça, il faisait des choses exceptionnelles, et c’est vraiment ça qui m’a donné le goût de devenir magicien.

— Donc c’est un peu comme ton idole, là. C’est vraiment, c’est lui que t’admirais le plus.

— Oui, absolument. Encore aujourd’hui, d’ailleurs. Je pense que c’est mon magicien préféré. Copperfield, dans ses spectacles, présente des choses exceptionnelles. Il pouvait faire disparaître un avion ou même un wagon de train, il pouvait voler dans les airs comme Peter Pan. Il pouvait même disparaître et réapparaître dans un autre pays. Pour moi, c’est encore aujourd’hui le meilleur magicien.

— T’as décidé très jeune que t’allais devenir magicien. Mais comment tes parents ont réagi face à ce… ton choix de carrière qui est, disons, peu traditionnel?

— Effectivement! Ben, très bien, étrangement. Ils m’ont toujours supporté là-dedans. Au début, bon c’est sûr, je leur présentais des petits tours! C’était mon public test. Pis par la suite, quand j’ai progressé, j’ai commencé à présenter des spectacles pendant mes études. Pis c’est comme ça que je gagnais des sous, pis éventuellement j’suis devenu magicien professionnel et je gagne ma vie avec ça maintenant. Pis encore aujourd’hui mes parents m’encouragent là-dedans.

— Dans le monde d’Harry Potter, on étudie la magie à l’École de Sorcellerie de Poudlard. Mais là, ici dans notre réalité, est-ce que ça existe une école de magie? Où est-ce qu’on l’apprend, la magie?

— Malheureusement, y’a pas d’université de la magie, y’a pas un Poudlard où on peut apprendre la magie. Y’a quelques magiciens au Québec qui donnent des cours. Moi-même je donne des cours privés. Cependant, normalement, la magie, c’est surtout autodidacte. Ça veut dire quoi? Ça veut dire qu’on apprend par soi-même. Donc, on apprend dans les livres, pis on pratique. C’est un peu comme un instrument de musique, comme si on apprenait le piano. D’ailleurs, quand j’ai écrit la série «Les coulisses de la magie», c’est ce que j’avais en tête. Je me disais : qu’est-ce que j’aurais aimé apprendre comme tour quand j’ai commencé à pratiquer la magie? C’est comme ça que j’ai écrit la série.

— Une fois que tu maîtrises bien un tour, comme… est-ce que tu peux révéler les secrets? Par exemple, à ton meilleur ami, ta mère?

— On peut présenter à la famille, aux amis. Cependant, si on révèle le tour, mais y’a plus de magie! Les gens seront plus impressionnés. Donc quand on connaît un secret, évidemment, il faut le garder pour soi. De toute façon, vous êtes déjà chanceux d’apprendre des tours de magie comme ça. Je vous en enseigne plein! Donc, évidemment, après, il faut garder le secret. Il faut pas le révéler. Sinon, on enlève l’effet de surprise. C’est comme si on allait au cinéma, pis quelqu’un nous expliquait la fin du film avant de voir le film.

— C’est plate, ça.

— Et voilà! Donc, c’est la même chose en magie. Faut pas révéler nos secrets.

— Le secret le mieux gardé c’est que moi aussi je fais des tours de magie.

— Oh! Vraiment?

— Oui, oui. Regarde bien. Je vais commencer par… ma baguette magique.

— Wow! Oui, impressionnant! Excellent.

— Maintenant, je vais me concentrer. Prépare-toi, ça va apparaître.

— D’accord.

— Attends une minute, c’est pas complètement au point, là!

— Effectivement.

— Je vais me concentrer, ça sera pas long. Alors, un, deux, trois. J’y étais presque, là. Attends une minute. Une dernière fois, je te dis, je me concentre, il va vraiment apparaître où je l’ai vu dans ma tête.

— D’accord.

— Un, deux, trois.

— Je pense que c’est pas tout à fait…

— Non, non, non, Marc, écoute… non, non, non, écoute, je l’ai vraiment beaucoup répété. Marc…

— Abracadabra! Ah! Et voilà! Excellent! Excuse-moi là, c’est que…

— Marc? Marc? J’suis où, là? Marc? Marc! Fais-moi apparaître, c’est pas drôle! Marc!

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